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 Une affaire de famille (PV TIABE)

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ð Sithakala Maurok ð
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Sithakala Maurok


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MessageSujet: Une affaire de famille (PV TIABE)   Une affaire de famille (PV TIABE) Icon_minitimeLun 4 Nov - 6:43

L’herbe haute lui chatouilla le nez et Sithakala ne put retenir un petit éternuement aiguë en secouant la petite tête ronde et poilue. Débarrassé de la désagréable démangeaison, il se remit en route, trottinant souplement. Silencieusement comme une ombre grâce à ses coussinets tendres, il se rapprocha du vaste hangar qui abritait un vieux avion de ligne en révision.

Au loin, il entendit le tonnerre. L’orage s’approchait. Le djinn espéra qu’il n’éclatât au dessus de l’aéroport. Sous cette forme, il n’appréciait pas vraiment d’être mouillé.

Il arriva devant une grille et la longea jusqu’à trouver un trou du diamètre d’un petit pamplemousse. Parfait. Avec précautions, il traversa le grillage et se mit à courir pour se faufiler sous le chassie d’un camion de remorquage. Il ne lui restait plus qu’une centaine de mètres à parcourir. Le hangar semblait calme mais la lumière, qui sortait des fenêtres, trahissait une présence. La queue de Sithakala battit l’air de colère. Joraki ne savait vraiment pas faire preuve de discrétion. Il était étonnant que ce crétin fût toujours en vie.

Un petit bruit, inaudible pour l’oreille humaine, alerta le djinn qui en chercha l’origine dans la pénombre. Il resta aussi immobile plusieurs minutes avant de finalement se désintéresser de l'événement.

Le Maurok sortit de sa cachette pour se rapprocher du hangar. Il courrait de zone d’ombre en zone d’ombre, guettant la moindre petite activité suspect. Ces derniers temps, Kakhoulou s’était montré particulièrement actif et agressif et le Maurok s’attendait toujours à tomber dans un piège tendu par l’éfrit pour l’occire.

Pour cette unique raison, Sithakala avait interdit à sa fille Tiabé de l’accompagner. L’héritière avait boudé, chouiné et même râlé mais le père avait tenu bon. Il passait facilement les caprices de sa fille adorée mais il refusait de la mettre en danger. Kakhoulou n’aurait aucune pitié pour elle.

Sithakala arriva enfin près du hangar et profita d’être cacher par un amas de caisses pour quitter sa forme féline. Le djinn ajusta le col de son long manteau qui dissimulait à merveille son épée et ses armes à feux.

Il fit un pas vers le hangar quand une sensation étrange le parcourut. Etonnant qu’elle soit parvenue à lui cacher sa présence aussi longtemps, son héritière avait fait beaucoup de progrès, pensa le Maurok avec une certaine fierté. D’un autre côté, elle avait trouvé le moyen de lui désobéir délibérément. Encore. Vraiment, Sithakala avait du raté quelque chose dans l’éducation de sa progéniture !

Sors de là, lança la voix grave de Sithakala avant de se retrouver pour fusiller du regard la petite silhouette gracile qui sortait de sa cachette.

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ð Tiabé Maurok* ð
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MessageSujet: Re: Une affaire de famille (PV TIABE)   Une affaire de famille (PV TIABE) Icon_minitimeLun 4 Nov - 7:49

Cette fois-ci, il avait décidé de partir seul. Au moins, il avait prit soin de lui en parler avant. C'était déjà ça. Autrement, elle aurait certainement hurlé à en faire trembler l'appartement. Mais le mal était déjà fait. Ça ne lui avait pas du tout plu. Depuis quand est-ce qu'il lui cachait des choses, comme ça? Elle savait qu'il devait partir pour une affaire, mais il n'avait pas voulut lui en dire plus. Et la gamine avait protesté... En vain. Son visage était resté fermé. Pour une fois, il se montrait parfaitement inflexible. Ce qui n'était pas dans ses habitudes. Alors évidement, ça lui avait mit la puce à l'oreille. S'il lui donnait aussi peu d'informations, c'était que l'affaire devait avoir quelque chose d'exceptionnel. Autrement dit, ça devenait très intéressant pour Tiabé. Elle ne pouvait pas rater ça. S'il se passait quelque chose d'incroyable, elle ne pouvait pas rester à l'appartement. Ceci dit, ça pouvait aussi être dangereux. Mais de toute façon, rien que le fait d'être une Šayṭīn était dangereux. Sa vie toute entière était dangereuse par nature. Il essayait sûrement de la protéger, mais il ne serait pas toujours là pour ça et puis... De toute façon, il fallait qu'elle sache ce qui aillait se passer, un point c'est tout!

Tout en préparant sa filature, Tiabé souriait comme une imbécile, ses joues gonflées par l'excitation. Tout cela était fort prometteur... Elle avait hâte de découvrir ce qui se tramait. En plus, ce serait une occasion en or pour voir si elle serait assez maligne pour le tromper.

La première phase de l'opération, c'était l'observation. Sithakala avait choisit une forme de chat pour se rendre sur le lieu du rendez-vous. Après avoir hésité un petit moment, elle avait choisit d'opter pour le mimétisme. Ainsi, elle aussi, elle s'était transformée en chat. Tant pis pour l'originalité! Cette fois-ci, il ne faudrait pas trop y compter. Le plus important, c'était la discrétion. Elle espérait bien ne pas brûler sa couverture tout de suite. Autrement, ça serait beaucoup moins drôle. Le but du jeu, c'était qu'il ne la découvre que lorsqu'il serait trop tard pour la renvoyer à la maison. Et puis, si elle se transformait elle aussi en chat, il ne se méfierait peut-être pas d'un animal de la même espèce. En tout cas, elle y comptait bien.

Si elle avait pu croiser les doigts pendant qu'elle le suivait, elle l'aurait fait. Son petit coeur se gonflait de l'espoir qu'il ne la remarque pas. Enfin, pas tout de suite. Parce qu'elle savait bien que son petit jeu ne pourrait pas durer très longtemps. On ne trompe pas si facilement le Maurok. Pour avoir vécu avec lui plusieurs siècles, elle était bien placée pour le savoir. Aussi, elle avait un peu peur qu'un miaulement ne lui échappe par inadvertance. Comme elle n'aimait pas beaucoup les chats, elle évitait de prendre cette apparence, et n'avait donc pas une grand maîtrise de cette forme.

Enfin, ils finirent par arriver près d'un hangar. Comme on peut l'attendre de ce genre d'endroit, l'atmosphère était particulièrement lugubre. Ça sentait les affaires louches. Qu'est-ce que son père pouvait bien faire ici? Maintenant, elle avait encore plus envie de le savoir. Mais ses pensées furent interrompues par une voix qu'elle aurait reconnue parmi des milliers.

-Sors de là.


Cette fois-ci, c'était officiel, elle était démasquée. Son père avait reprit une forme une forme humaine, et il lui lançait un regard qui n'augurait rien de bon.

En silence, elle fit de même pour retrouver son apparence de jeune fille blonde. Elle était venue sans aucune arme, bien trop sûre d'elle. Il lui fallait céder à l'envie de rire. Parce que, apparemment, ce n'était ni le moment, ni l'endroit. Sithakala avait l'expression sérieuse des mauvais jours.

Elle s'approcha de lui en silence, la tête un peu plus basse qu'a l'accoutumée. Ce n'était pas vraiment le moment de plaisanter. Peut-être même que, cette fois-ci, elle allait se faire réprimander.

-Alors, qu'est ce qu'on fait là? Souffla t-elle d'une petite voix fluette. Tu veut voir qui?
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ð Sithakala Maurok ð
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Sithakala Maurok


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MessageSujet: Re: Une affaire de famille (PV TIABE)   Une affaire de famille (PV TIABE) Icon_minitimeLun 4 Nov - 22:55

Sithakala continua de dévisager sa fille lorsqu’elle l’interrogeait sur le contenu du son futur entretien comme si la situation était parfaitement normale.

Au cas où tu n’aurais pas remarqué mon regard noir, lança le Maurok, je suis extrêmement furieux contre toi, Enfant !

Sithakala prit le temps de détailler la tenue de sa fille. Elle n’était en rien adaptée pour le combat. Elle portait les mêmes vêtements que lorsqu’il l’avait quitté dans le souplex. Elle n’avait même pas pris ses armes avec elle !

A peine honteuse de me désobéir, il faut en plus que tu fasses les choses à moitié, réprimanda Sithakala en croisant les bras devant sa large poitrine. Je suis terriblement... désappointé.

Oui. Le Maurok était vraiment déçu du comportement de sa fille. Tiabé n’en faisait décidément qu’à sa tête. Tant qu’elle n’aurait pas appris à se montrer plus disciplinée, Sithakala ne pourrait l’emmener partout où il allait. En même temps, il savait que cette situation était en partie de sa faute. Il se répugnait à détruire totalement la légère candeur naturelle qui animait son enfant, à faire d’elle une Šayṭīn à part entière. Il n’y aurait plus de retour possible après cela et son destin serait d’appartenir éternellement à Iblis, d’être une esclave.

À cet instant, Sithakala souhaita que Von Doom tînt sa promesse. Le Maurok chassa le légère voile de tristesse qui était passé devant ses yeux et planta son regard acier dans celui de sa fille.

Je déciderais de la punition que tu mérites plus tard. Je ne peux pas te renvoyer alors tu vas rester avec moi.

Avant que la jeune fille ne lui lançât un regard victorieux, le Maurok leva un doigt et le pointa sur elle pour appuyer sa mise en garde.

Je t’interdis d’ouvrir la bouche sauf si tu es invitée à le faire et tu obéiras sans discuter à mes instructions. Me suis-je bien fait comprendre, Enfant ? Allons s’y. Reste près de moi.

Sithakala se détourna pour se diriger vers l’entrée du hangar, sa fille sur ses talons. Il arriva devant les portes et frappa quelques coups. Il se tourna vers Tiabé pour lui murmurer.

Surtout ne regarde personne directement dans les yeux. Il prendrait cela comme une provocation et essayerait de te tuer.

Ce groupe de Šayṭīns était particulièrement agressif. Leur chef Joraki était puissant et craint, pas autour que le Maurok cependant. La porte s’ouvrit sur une véritable montagne. Le djinn faisait presque deux têtes de plus que Sithkala et était deux fois plus large que lui. Cependant quand ses yeux se posèrent sur le Maurok et qu’il le reconnut, le colosse tressaillit.

M.. Maître...

Je désire m’entretenir avec ton leader, déclara aussitôt Sithakala en plantant son regard dans celui du sbire.

Bien sûr. Il est dans l’appareil.

Maurok hocha simplement la tête et passa la porte. Il se dirigea vers l’avion de ligne, la vingtaine de Šayṭīns présents s’écartèrent pour le laisser passer. Il ne leur accorda pas un regard. Aussitôt que le Maurok quittait leur champs de vision, les sbires de Jokari vaquèrent à leur occupation comme s’il n’avait jamais existé. Sithakala était totalement habitué à ce comportement étrange à son égards. L’Oubli n’épargnait qu’un nombre restreint de personnes.

Après avoir grimpé une volée de marche, il arriva dans l’avion de ligne. La plupart des sièges avaient disparu pour laisser place à des meubles de maîtres et des sièges en cuir véritable. Il était dans la salle d’attente du Šayṭīn. Son bureau se trouvait dans la partie de l’avion réservée autrefois à la première classe.

Sithakala se dirigea vers la porte mais avant de l’ouvrir, il se tourna vers sa fille.

- Pas un mot. C’est clair ? Tu me laisses parler et tu te contentes d’écouter pour une fois.
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ð Tiabé Maurok* ð
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MessageSujet: Re: Une affaire de famille (PV TIABE)   Une affaire de famille (PV TIABE) Icon_minitimeVen 8 Nov - 8:58

Enfant. S'ils avaient été à l'appartement, elle se serait mise à bouder. Parce qu'elle n'aime pas quand il lui rappelle qu'elle n'est encore qu'une gamine. Bien sûr elle sait que c'est vrai, qu'il a raison. Comme d'habitude. Et Tiabé n'est pas si stupide. Mais elle se plaît dans son rôle d'adolescente capricieuse. Elle aime bien jouer la comédie, la petite. Seulement, ce n'est ni le moment, ni l'endroit. Elle doit prendre sur elle pour retenir un soupir d'exaspération. Ce n'est pas l'heure de commencer une crise familiale.

Honteuse, elle baisse les yeux. Non, c'est sûr, elle n'est pas en mesure de dire quoi ce soit. Qu'est-ce qu'elle s'imaginait ? Elle est partie, comme ça. Mais vraiment. Avec ses vêtements de tous les jours, sans aucune arme. Enfin bon, sans aucune arme... C'est encore discutable. Puisque pour elle, ce n'est pas le cas. Elle est toujours prête à se défendre. Parce qu'elle est née comme ça. C'est à ça que servent les pouvoirs d'une Djin non ? Sinon, quelle en serait l'utilité ? En temps normal, elle n'aurait pas manqué de relever le détail. Mais là, son subconscient lui hurle de se taire.

Elle n'a pas bien le temps de divaguer plus en pensée, que la situation change. La tension est presque palpable dans l'air. Et tout évolue rapidement, comme si ce n'était pas la réalité, comme si tout ça n'était qu'un film.
Pendant que les homme s'approchent et se déploient autour d'eux, elle s'efforce de suivre le conseil de son père. Ne pas les regarder dans les yeux. Surtout, ne pas les regarder dans les yeux. On imagine pas à quel point il est difficile de ne pas faire quelque chose. Plus elle y pense, plus elle a l'impression que son regard glisse tout seul vers leur visage. Alors elle s'efforce de fixer la poitrine de l'un d'entre eux. Le plus grand. Probablement le chef. Mais elle ne contrôle pas vraiment ce qu'elle fait, tant elle obsédée par l'idée de ne pas commettre de faux pas. Et c'est une erreur. S'en même s'en rendre compte, son regard lui échappe pour se planter dans les yeux de l'un d'entre eux. L'échange perdure quelques secondes pendant lesquelles le temps semble s'arrêter. Puis elle tourne la tête, résolue à ne pas semer le trouble.
En même temps, un étrange sentiment naît au fond d'elle. Elle sent que les choses vont mal tourner. En tout cas, l'histoire est mal partie. Tout semble prévoir un débordement. A un moment ou un autre, une erreur sera commise. Et elle espère que ça ne viendra pas d'elle. Elle aurait du mal à se le pardonner.

Pendant qu'elle fait mine d'être absorbée par les détails de la charpente du hangar, son père s'occupe des Šayṭīns. Elle n'écoute ce qu'il leur dit que d'une oreille distraite. Elle joue les ingénues. Peut-être que comme ça, ils ne se méfieront pas d'elle. Intérieurement, ça lui plairait beaucoup, qu'ils se trompent. Car, si elle en a l'occasion, elle aimerait bien leur montrer que c'est une grossière erreur que de la sous estimer. Ne pas se fier aux apparences, n'est-ce pas ? Dans l'enveloppe d'une jeune fille blonde, se cache la future Maurok.

On les invite à monter les marches d'un avion. Et Tiabé ouvre bien grand ses yeux, comme un enfant qui découvre le monde. Elle en a vu, des choses, mais un rendez-vous comme celui-là, jamais. Un avion aménagé comme des bureaux de luxe, ça c'est original. Et ça lui plaît beaucoup. Pour un peu, elle explorerait les lieux comme on va au musée. Mais elle doit se contenir. Elle se force à garder un visage impassible, grave. Elle fait comme si elle était au courant. Comme si elle savait exactement ce pour quoi elle est là, comme si ça faisant partie du plan. Mais sa présence n'était pas prévue. Et-ce que celui qu'ils doivent rencontrer va mal le prendre ? Il se pourrait bien que oui. Les types louches n'aiment pas qu'on ajoute des invités surprises à la liste, en général.

Les mots de son père lui parviennent comme à travers du coton, lointains. Elle écoute d'une oreille, tant elle brûle de découvrir ce qui se cache derrière cette porte. Elle fixe, comme hypnotisée, sa main, lourde, sur la poignée. Et elle prie pour qu'il la fasse bouger.

Elle brise le fil de ses pensées et répond :
« Hum ? Oui, oui, ne t'en fait pas. Je serais sage. Promis. »
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Sithakala Maurok


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MessageSujet: Re: Une affaire de famille (PV TIABE)   Une affaire de famille (PV TIABE) Icon_minitimeSam 9 Nov - 2:06

Sithakala observa un instant sa fille alors qu’il lui avait transmis ces derniers ordres avant d’entrer dans le bureau de Joraki. Il sentait l’impatience de Tiabé de découvrir ce que cachait la porte. Le Maurok se retint de sourire. L’impatience des jeunes : Alikata, son père aurait eu beaucoup à dire à ce sujet. Comme Tiabé, la patience était une qualité qui était venue à Sithakala sur le tard quand le jeune héritier avait compris qu’il se servait a rien de brûler des étapes. La patience était une arme au moins aussi efficace que l’épée ou même la magie. Si Tiabé devait un jour lui succéder, il était nécessaire qu’elle apprenne à faire preuve de patience. Celle-ci ne lui viendrait qu’à force de temps et d’efforts et connaissant le caractère de sa fille, ce ne serait pas facile.

Le Maurok reporta finalement son attention sur sa mission. Il baissa la poignée et ouvrit la porte...

Le bureau de Joraki occupait tout l’espace réservé à la première classe. Comment dans la salle d’attente, les sièges passagers avaient été retirés pour laisser place à des meubles et des tableaux luxueux. L’endroit était clinquant, à la limite du mauvais goût tant les ordures pouvaient faire mal aux yeux. Joraki était surnommé La Pie par certains membres de son entourage. Il avait une véritable passion pour tout ce qui pourrait briller en ces mondes. Sithakala n’avait jamais été attiré par le luxe. Il n’était pas matérialiste. S’attacher à un confort ou à quelques objets était une faiblesse.

Sithakala s’avança dans la pièce et tout de suite, il comprit que quelque chose ne tournait pas rond. Il se figea et fit signe à Tiabé de s’arrêter. Joraki n’était pas en vue. Ce n’était pas dans les habitudes du Šayṭīn. Le Maurok l’avait prévenu de sa venue et le rendez-vous avait été convenu quelques heures auparavant dans la journée. Un léger son mécanique attira son attention et Sithakala leva le nez pour rencontrer l’objectif d’une petite caméra de surveillance. Ces poils s’hérissèrent le long de sa nuque. C’était un piège !

A peine cette pensée le traversa qu’il les entendit. Ils venaient de la pièce voisines que Tiabé et lui venaient de quitter. Il était un peu moins d’une dizaine. Sithakala aurait pu les affronter. Il ne craignait aucun éfrit mise en part peut-être Kakhoulou. Mais Tiabé, même si elle était fort capable de se défendre contre deux ou trois efrits n’était pas encore de taille devant un petit bataillon. Ils devaient donc s’enfuir.

Sithakala se tourna vers l’une des parois de l’avion. Il fit un geste de la main, prononçant une incantation Djinn et une partie du mur de métal se volatilisa en fumée noirâtre.

Suis moi, Enfant. Si les choses tournent mal. Fuis. Ne m’attends pas, murmura le Maurok avant de prendre l’apparence d’un aigle noir et de s’envoler par le trou qu’il venait de créer grâce de la magie.

Sithakala n’eut pas le temps de tourner la tête pour s’assurer que sa fille le suivait. quelque chose le toucha, s’enroula autour d’une de ses pattes et Le Maurok perdit tout contrôle sur sa magie. Une douleur atroce le paralysa alors. Un instant après, ses ailes disparurent pour retrouver la forme de bras humain. Ses serres redevinrent des pieds. La gravité terrestre reprit aussitôt ses droits et il tomba. Une chute d’une bonne dizaine de mètres pour atterrir face contre terre. L’impact aurait sûrement assommé voire tué un homme mais comme tout ce que sa race, Sithakala n’avait la peau et les os durs. Il ne perdit pas connaissance mais eut le souffle coupé. Doucement, il se redressa sur ses avants bras et leva la tête. Son regard croisa celui d’un homme. Il était bien plus grand que lui et plus âgé également. Ses yeux, sous sa forme humaine, étaient bleus comme ceux de Sithakala. Seulement ils étaient vides de toutes émotions comme le regard d’une poupée de porcelaine.

Kakhoulou, murmura Sithakala en parvenant à se mettre à genou puis sur ses pieds.

Maurok, je vois que tu as reçu mon invitation. J’ai pris la peine de convier quelques amis.

Sithakala regarda autour de lui. Il était entouré d’une vingtaine d’éfrits. Le Maurok comprit alors qu’il s’agissait des Djinns que lui et Tiabé avaient croisé à leur arrivée. L’armée de Joraki comptant plusieurs dizaines de Šayṭīns, il n’y avait prêté aucune attention particulière à ces derniers. C’était une erreur qu’il risquait de payer cher désormais.

Tu es venue en famille.

Comme toi.

Aussitôt Sithakala chercha autour de lui la présence ou l'absence de Tiabé à ses côtés. Il espérait qu’elle soit parvenue à s’enfuir...
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